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J’ai testé la montée de la dent d’Oche

“Le panorama est absolument exceptionnel. La faune et la flore s’emmêlent pour vous offrir le plus beau des spectacles.”

MATHILDE PRUVOT

“J’ai testé la montée de la dent d’Oche” : partez avec moi à la découverte de l’ascension de la dent d’Oche. Je vous emmène étape par étape : paysages et rencontres sont au rendez-vous.

Vue depuis le Sommet de la dent d’Oche – 2222m d’altitude

Chaussures de randonnées, sac à dos avec 2L d’eau et sandwich, tenue de sport, crème solaire pour se protéger du soleil de la montagne : me voilà équipée et prête à arpenter la dent d’Oche sans savoir réellement ce qui m’attend ! Sans aucun doute, la vue et les paysages vont dominer cette ascension. Mais qu’en est-il pour une débutante comme moi de me lancer le défi de monter la dent d’Oche pour première vraie randonnée en Haute-Savoie ?

  • Difficulté : difficile
  • Altitude : 2222m
  • Temps de montée : 3h20
  • Descente : 2h10
  • Mon temps de montée+descente réel : 8h
  • Dénivelé cumulé : 910m
  • Trajet aller/retour : 9.3km
  • Mon ressenti : difficile, génial, magnifique, panorama exceptionnel

La dent d’Oche

Le sommet de la dent d’Oche est situé à 2222m d’altitude. Situé au cœur du Pays de Gavot, il surplombe le Lac Léman. L’itinéraire offre une randonnée riche et tout terrain allant du simple sentier aux rocailles et à la roche. La première partie emmène les randonneurs sur des sentiers entre les sapins et en forêt avant d’arriver aux Chalets d’Oche. La dernière partie de l’ascension est équipée de chaînes et de câbles pour franchir la cheminée et le sommet.

Première étape : les sentiers entre les sapins

Arrivée sur le parking de la Fétuière à Bernex, il fait déjà chaud. Nous sommes le jeudi 24 juin 2020, il est 9h et il fait presque 25 degrés. Le chemin commence à 1217m d’altitude en longeant le restaurant de la Fétuière. J’arpente le premier sentier qui m’emmène dans la forêt pour m’orienter vers les chalets d’Oche. Je savoure cette première montée à l’ombre des sapins et de la végétation qui me parait déjà complexe (ce n’est que le début, je sais très bien que la suite sera plus difficile !).
Après quelques minutes, j’arrive à un ponton où l’eau s’écoule : un peu d’eau sur les avant-bras et les mollets pour se rafraichir et poursuivre la suite de la randonnée.
À travers les pâturages, les cloches des vaches retentissent, les oiseaux chantent et un panneau indique « Une pause s’impose aux Chalets d’Oche ». Pas de doute, dans 500 mètres, j’aurais validé cette première étape.
Me voilà arrivée aux chalets d’Oche blottis entre la Dent d’Oche, la Pointe de Pelluaz et les aiguilles de Darbon.
Pour les amoureux du fromage, profitez-en, vous pouvez vous procurer du fromage directement aux chalets.
On y trouve une fontaine : l’occasion parfaite pour se désaltérer et remplir sa bouteille pour poursuivre cette randonnée. Encore une fois, profitez-en, c’est le seul point d’eau que vous allez rencontrer durant votre ascension.
Cinq minutes plus tard, je suis rafraichie et désaltérée, il est donc temps de reprendre le chemin.

Deuxième étape : le grand lacet

Après ce stop aux Chalets d’Oche, je reprends la “route”. Cette deuxième étape consiste à atteindre les premiers sentiers rocheux et rocailleux avant d’accéder au refuge de la dent d’Oche.
Je continue donc mon chemin vers la gauche. Des panneaux directionnels sont installés afin de vous indiquer le chemin. Pas de panique, on ne peut pas se tromper !
Les sentiers deviennent de plus en plus raides. Je prends davantage d’altitude et le paysage autour de moi ne cesse de grandir et d’offrir un panorama exceptionnel. Je ne suis qu’au début de cette randonnée mais je me sens déjà si petite face à ces montagnes et ces paysages qui m’entourent.
Ce grand lacet droite-gauche franchi, j’arrive à cette fameuse étape : la montée rocheuse à l’aide des chaines avant de rencontrer le refuge.

Troisième étape : le refuge de la dent d’Oche

J’observe une dernière fois cette vue sur les chalets d’Oche (que je vois si petits à présent !) et la station de Bernex.
Je m’apprête désormais à grimper les rochers en m’aidant des chaines mises à disposition. Je regarde en amont pour vérifier mes points d’appui sur les rochers et pour mieux appréhender la montée. Il est nécessaire de s’agripper avec les mains avec la chaîne et sur les roches. Il faut y aller doucement et être prudent tout en vérifiant qu’il n’y ait pas de petits cailloux qui tombent sur les randonneurs suivants.  

Je suis enfin arrivée au célèbre refuge de la dent d’Oche. Et quel panorama ! Si le paysage est déjà si grandiose ici, qu’en est-il là-haut perché à 2222m d’altitude ?

Le refuge de la dent d’Oche est situé à 2114m d’altitude. La gardienne du refuge est Joana Escobet. C’est une femme accueillante et adorable. Elle apporte une touche pétillante à votre arrivée (surtout quand vous êtes déjà bien épuisé de la montée jusqu’au refuge !).  
Vous pouvez vous restaurer au refuge et y passer la nuit. Le refuge est ouvert jusqu’au 13 septembre 2020, les deux derniers week-ends de septembre et ceux du mois d’octobre.
« Si vous êtes des randonneurs, des grimpeurs, des amateurs de beaux paysages ou du bon manger, si vous voulez voir des bouquetins, vivre une première expérience en refuge, passer une soirée conviviale, ou simplement regarder la vallée depuis le haut, la Dent d’Oche est pour vous ! ».

Plus d’informations : https://www.refugedeladentdoche.com/

Quatrième étape : le sommet de la dent d’Oche

J’observe le panorama depuis le refuge, je bois une dernière gorgée d’eau, je remets mon sac à dos et me voici parée pour l’ultime étape : la montée de la dent d’Oche.
Cette partie est moins raide mais les sentiers se rétrécissent et deviennent plus aériens. Si vous avez la peur du vide et le vertige, je ne vous le conseille pas. Être bien équipé en chaussures prend tout son sens sur cette partie !

La cheminée est atteinte : première étape de la dent d’Oche. Elle vous emmène au niveau de la croix où les paysages sur le lac Léman, la Suisse et les montagnes se dessinent parfaitement : un panorama à 360°. C’est le moment pour prendre vos photos !

Le sommet, à 2221m d’altitude, est assez plat, mais entouré de falaises. Il faut être prudent et regarder où on met les pieds. On y trouve assez de place pour s’installer et faire une pause pique-nique.

Il n’y a pas assez de mots ou de phrases pour expliquer ce qu’il y a à découvrir une fois là-haut : les photos parlent d’elles-mêmes ! Une chose est sûre : incroyable.

Cinquième étape : la descente

Pour ma part, j’ai commencé la descente en continuant tout droit et je me suis installée un peu plus loin dans l’herbe pour me restaurer. Attention, la nourriture attire les corbeaux mais j’ai pu prendre quelques belles photos d’eux à côté de moi.

Après la pause, il est temps de descendre et d’entamer les sentiers particulièrement rocheux. Les dalles sont équipées de câbles/chaînes pour vous maintenir. Le vide se situe juste en dessous.
Les bouquetins sont présents sur toute la descente et arpente la montagne bien plus facilement que moi. Encore une fois, c’est un joli spectacle à admirer.
Le sentier est assez raide au départ mais devient plus accessible au Col de Planchamp. Un détour par la gauche est possible si vous souhaitez rejoindre le lac de la Case.
Je poursuis ensuite le chemin pour rejoindre les Chalets d’Oche, puis le parking de la Fétuière. J’ai pu rencontrer quelques vaches sur mon chemin lors du retour.

Une randonnée riche en paysages et en émotions

L’ascension a été difficile comme il est indiqué dans les guides de randonnées. Essoufflement, fatigue dans les jambes, chaleur, à la fois accompagné par des yeux éblouis par tant de beauté. Le panorama est absolument exceptionnel. La faune et la flore s’emmêlent pour vous offrir le plus beau des spectacles.

La dent d’Oche, une randonnée à ne pas manquer !

Accès par temps sec et privilégier les beaux jours entre mai-septembre. Cette randonnée est réservée exclusivement aux bons randonneurs car dangereuse. Ne faisant pas partis du réseaux de sentiers entretenus et valorisés par la CCPEVA, son ascension se fait sur la propre responsabilité du randonneur.

1 septembre 2020 - par Mathilde Pruvot

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